Petit Guide des Émotions : Développez votre Intelligence Émotionnelle (1/2)

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Apprendre à connaitre vos émotions, et leurs fonctionnements, vous permet de développer votre intelligence émotionnelle. Qui elle-même améliore la gestion du stress, le contrôle de soi, ou encore la relation à nous-mêmes et aux autres.

Alors, comment reprendre le contrôle de ses émotions quand on est submergé par la tristesse ou la colère ?

Qu’est qu’une émotion ?

Le mot émotion vient du latin ex qui veut dire sortir, et movere qui veut dire mouvement. C’est donc un mouvement vers l’extérieur.

L’émotion est due à un état affectif, avec des sensations physiques, agréables ou désagréables, liées à une situation ou à un événement précis.

En fait l’émotion nous met en mouvement, à l’intérieur comme à l’extérieur de nous-mêmes. On peut dire que c’est ce qui nous anime. 

L’émotion provoque des changements d’états successifs, à la fois sur le plan mental et moteur.

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

Selon l’une de ses différentes définitions, l’intelligence est la capacité à lier des éléments différents, alors qu’ils n’ont a priori aucun rapport entre eux.

L’intelligence émotionnelle, quant à elle, serait selon la majorité des experts dans le domaine : « L’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions chez soi et chez les autres. »

Beau programme n’est-ce pas ? Voyons donc comment développer cette faculté et comment les émotions fonctionnent.

Le fonctionnement de l’émotion

L’émotion est comme une vague, elle monte, atteint un pic, avant de redescendre, plus ou moins rapidement. En plus du fait qu’elle arrive subitement, on peut facilement être pris au dépourvu.

La « séquence émotionnelle » se déroule en 5 phases. Prenons l’exemple de la peur des chiens :

  1. Un élément déclencheur externe et interne : Je vois un chien qui approche (externe), j’ai peur des chiens (interne)
  2. Une réaction physiologique : accélération du rythme cardiaque, raideur des muscles, mains moites, etc.
  3. Un comportement : attaque, fuite, paralysie.
  4. Des pensées et des croyances (associées au chien) : Il peut me mordre, il est dangereux, je suis en danger.
  5.  L’identification de l’émotion (descente de la vague) : j’ai eu peur.

L’intensité d’une émotion provient donc de notre environnement, mais elle est amplifiée par nos croyances, qui sont le reflet de nos expériences passées.

C’est là que c’est intéressant, ce n’est pas la peur qui entretient la pensée, mais bien la pensée qui entretient notre peur. Si on reprend l’image de la vague, la pensée surf dessus, elle la maintient.

Sous l’émotion, notre pensée est déformée, elle ne correspond pas à la réalité. Certains, comme moi, ont le vertige. Par exemple sur un balcon ou une échelle, alors que d’autres n’en ont aucune crainte. C’est pourtant la même situation des deux côtés.

Seulement, celui qui a peur l’entretient inconsciemment par des pensées précises comme « je vais tomber » ou « quelque chose de mal pourrait m’arriver. »

La pensée nourrit la peur. C’est une des raisons pour lesquelles lutter contre la peur de manière logique en se répétant : « Je n’ai pas peur, je n’ai pas peur ! » l’amplifie.

C’est paradoxal mais c’est comme ça. Plus vous lui faites de la place dans votre esprit, plus elle en prend. Vous me demanderez : « Mais comment est-ce qu’on lutte contre une émotion négative si ça l’amplifie ? »

Et je vous répondrais que justement, on ne lutte pas contre elle, on la laisse venir, on la vit. On laisse monter et redescendre la vague, sans l’entretenir avec notre voix intérieure, qui fait tout pour l’empêcher d’arriver. Mais c’est le contraire qui se produit.

L’émotion est déjà là, donc autant la laisser passer.

Calmer ses émotions avec la relaxation et la méditation

Comment éteindre l’incendie d’une émotion trop forte ? Certainement pas en soufflant sur les braises ! C’est justement en laissant les flammes s’essouffler d’elles-mêmes que les choses se calment.

Pour ça, prenez un temps pour vous isoler. Observez ce qui se passe en vous et reprenez le contrôle.

Vous pouvez vous concentrer sur votre respiration pour vous recentrer et calmer vos pensées. Rappelez-vous que c’est le carburant des émotions.

De la même façon, prendre conscience de votre monologue intérieur, vous permet de remplacer vos pensées nocives par des pensées plus constructives, loin du vacarme émotionnel.

Le répertoire des émotions

Une chose importante à savoir sur nos émotions, c’est qu’elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Elles correspondent avant tout à une fonction, à un besoin précis.

Les émotions primaire

Le psychologue Paul Ekman, ayant participé à la série Lie to me, a répertorié 6 émotions primaires, présentent chez tous les êtres humains :

  • La joie
  • La peur
  • La colère
  • La tristesse
  • La surprise
  • Le dégoût

Je me limiterai aux 4 premières, qui sont les plus intéressantes.

La joie

La joie provient d’un sentiment de bien-être, d’accomplissement. Cet état nous pousse à nous rapprocher des autres, et à vouloir partager notre moment de joie. Le partage est fait pour que ce sentiment se maintienne le plus longtemps possible.

C’est pour ça qu’on est si impatient d’annoncer une bonne nouvelle à quelqu’un. Il n’y a qu’à voir le nombre de statuts Facebook de réussite d’examen, de photos de couple, de photos de vacances ou autres réussites personnelles.

Les besoins à combler sont donc : Partager et maintenir l’émotion.

La peur

La peur naît d’une menace, d’un danger, ou simplement de l’inconnu. La peur entraîne 3 réactions possibles :  la fuite, la paralysie ou l’attaque.

Instinctivement on évite ce qui nous fait peur, et toutes les situations qui s’y rattachent. Et si on dit que la peur n’évite pas le danger, la fuite de la peur la rend plus forte. Eviter la peur vous soulage, car votre besoin de protection est assouvi.

Mais vous risquez de vivre dans la crainte de revivre la situation qui vous effraie et que vous refusez d’affronter.

La peur est néanmoins indispensable car elle prévient du danger, c’est l’instrument de notre instinct de survie. Le problème de la peur c’est qu’elle peut intervenir autant pour un risque réel que pour un risque imaginaire.

C’est pourquoi il est important de connaitre la méthode et les mécanismes pour vaincre sa peur, lorsqu’elle est irrationnelle. En soi il n’y a pas réellement de raison d’avoir peur de l’inconnu, puisque rien ne s’est encore passé, le danger n’existe pas. 

D’ailleurs la situation inconnue que l’on craint, devient inoffensive une fois qu’on s’y est habitué. L’inconnu devient connu, donc rassurant.

Quand j’étais ado, j’avais peur de sortir seul pour acheter le pain ! Simplement parce que je n’y avais jamais été confronté. Peut-être que c’était votre cas aussi. Et maintenant, ça se passe comment ?

Les besoins à combler :

  • Se protéger
  • Accepter sa peur
  • Etre rassuré et aidé
  • Développer son contrôle pour surmonter sa crainte

Voilà pour la première partie. Retrouver la deuxième partie, avec entre autre la colère, et la jalousie.

En attendant écoutez-vous les uns les autres, si possible.

Quelle est l’émotion que vous avez du mal à comprendre ou à ressentir ? Que vous aimeriez maîtriser ?

Jason

 

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