L’optimisme Pour Les Nuls : Le Monde du Bisounours Eclairé

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L’optimisme. Une attitude bien sous-estimée, voire ridiculisée par ceux qui refuse de s’y confronter. D’ailleurs l’optimiste passe parfois, à tort ou à raison, pour une personne naïve.

Je me considère moi-même comme étant une personne plutôt optimiste, et je pense que c’est cette attitude qui me permet d’être heureux de la vie que je mène aujourd’hui.

J’ai l’impression que trop peu de gens montrent leur optimiste, comme s’ils avaient peur de l’être, par rapport à ce que les autres peuvent penser.

Je vais donc tenter de déblayer le terrain des clichés et idées reçues sur le sujet.

Les clichés de l’optimisme

« Je ne suis pas pessimiste je suis réaliste »

Ou encore : « arrête de rêver, ce n’est pas réaliste. »

Quand quelqu’un me rétorque ce type de phrases pour se défendre de son pessimisme, ça me fait sourire. Une question simple me vient alors : en quoi est-ce que le pessimisme serait plus réaliste que l’optimisme ?

Le fait d’assembler pessimisme et réalisme n’a aucun sens logique selon moi. Partant du principe qu’il s’agit d’un pari sur l’avenir, personne ne peut savoir ce qui arrivera, ni prévoir un quelconque résultat.

Or comme toutes prédictions, celle-ci fait référence à une situation qui n’existe pas. Rien ne s’est encore produit. Tout le film est dans la tête.

Je sais que l’expression peut prêter à sourire, tellement elle parait simpliste : : « ce n’est jamais fini avant la fin ». Je me la répète parfois, lorsque je commence à douter de moi-même et que j’ai envie d’abandonner.

Puisqu’on est dans les clichés, et même si je déteste cette expression, elle a quelque-chose de vrai : « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ».

L’optimisme est un des leviers de la persévérance. C’est même de l’auto-discipline, s’interdire de lâcher, envers et contre tout.

C’est très facile de se dire que tout est fini, vous le savez. Aucun effort n’est nécessaire. Alors que voir le positif là où il est bien caché, demande un réel effort. Plus l’effort est grand, plus la récompense est importante.

Concrètement, pourquoi s’imaginer perdre la partie avant même d’avoir joué ? Mis à part saper son énergie et celui des autres, je ne vois pas.

L’idée c’est surtout de se créer sa propre réalité. Elle est et restera propre à chacun, donc autant en faire quelque chose qui nous élève, plutôt que quelque-chose qui nous écrase.

« On ne vit pas dans un monde de bisounours »

Ah oui, heureusement que t’es là pour me le dire ! C’est vrai qu’avec toute la merde qui se passe en ce moment en France et ailleurs, j’avais tendance à penser que tout était rose.

Plus sérieusement, l’optimiste éclairé, sait pertinemment que tout le monde n’est pas beau et gentil, et qu’on n’obtient pas tout ce que l’on veut à tous les coups.

Au contraire, l’optimiste éclairé voit très bien les choses qui vont mal, simplement il ne s’attarde pas dessus pour ne pas se laisser emporter par la vague. De la même façon il en profite pour transformer « le mal »  en opportunité.

Et c’est là que ceux qui se targue de réalisme font irruption. Leur système de croyance les empêche de penser d’une façon qui leur permet d’avancer. Que les choses soient bonnes ou mauvaises en apparence.

Or changer ses croyances change aussi notre perception de la réalité, et donc la réalité elle-même.

« Je préfère être pessimiste, comme ça je ne suis pas déçu »

Ah bon, vraiment ? C’est vrai qu’il peut être tentant de se préparer à tomber pour atténuer la chute, mais tant qu’on ne tombe pas réellement, ou ne peut savoir ce que ça fait. Et surtout ça n’évite pas la chute.

D’ailleurs je trouve absurde de tenter quelque-chose ou de se lancer dans un projet, alors qu’on n’y croit même pas. 

De la même façon j’estime que la personne pessimiste est déçue deux fois. Une première fois en imaginant qu’elle va échouer, ou que son souhait ne se réalise pas.

Puis une seconde fois dans la réalité, en se disant : « voilà, j’avais raison, je ne suis pas fait pour ça / je ne le mérite pas. » Et hop, une limite de plus imposée à soi-même, ni vue ni connue.

Essayez donc de vous impliquer et de faire une chose à fond, pour en laisser un minimum au hasard. Dans ce cas croyez moi, vous souffrirez peu de votre déception, même si votre tentative n’aboutit pas.

L’optimisme éclairé

L’optimiste fait confiance à la chance, le pessimiste la subit

Qu’on se le dise d’emblée, on ne contrôle pas tout et il existe toujours une part de chance, dans tout ce qui nous arrive.

Partant de ce postulat, il y a un choix et deux possibilités :

  • Soit on se laisse guider par le courant, on lui fait confiance
  • Soit on résiste, et on subit chaque événement en termes de chance, malchance ou une force exterieure

La personne pessimiste, qui s’attarde sur le pire, ou sur ce qu’elle ne veut pas voir, se coupe aussi de ses responsabilités. Par la même occasion elle laisse la chance, ou quelqu’un d’autre décider à sa place.

Je tente d’expliquer ici une chose simple. Disons que la vie est un courant sur lequel on vogue, on ne contrôle ni la vitesse, ni la destination. En revanche on peut contrôler notre façon de traverser le courant et la direction à prendre.

Le problème de ceux qui s’accrochent aux branches pour résister au cours des choses, c’est qu’ils vivent dans une peur constante :

  • La peur de l’échec
  • La peur du changement
  • La peur de perdre quelqu’un ou quelque-chose

Pour résumer, vous n’êtes pas responsable de tout ce qui vous arrive, mais vous êtes 100% responsable de votre façon de voir les choses.

Donc lâchez la branche et faites vous confiance, vous aurez des galères de toutes façon, alors faites votre maximum pour accepter les choses comme elles sont. A savoir des occasions d’apprendre et de s’améliorer.

Une citation que j’aime beaucoup de Marc Aurèle à ce sujet : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Etre optimiste n’empêche pas d’envisager le pire

Au contraire, quelqu’un qui croit dur comme fer à la réussite, peut parfaitement envisager les pires situations.

Simplement il se focalise sur sa réussite, lui donne une grande attention, tout en se préparant aux malheurs qui peuvent arriver en chemin.

Concrètement cet état d’esprit peut se traduire par une affirmation du type : « Quoi qu’il arrive, je saurai faire face. » Quoi qu’il arrive je suis prêt à continuer, et je m’en remettrai.

Le risque de ne penser qu’à une issue heureuse, sans nuage, serait de ne pas pouvoir encaisser le choc en cas embûche, et de ne pas s’en remettre.

Néanmoins, voir que chaque issue, ou que chacun de ses choix peut apporter du bon, c’est cela pour moi l’optimisme.

On ne naît pas optimiste, on le devient

L’optimisme n’est pas quelque-chose de facile ou d’inné, c’est un travail quotidien.

Je me souviens d’une fois au lycée un camarade de classe me disait : « Putain mais tu m’énerve ! Comment tu fais pour être de bonne humeur le matin !? ». Je lui ai simplement répondu : « Parce que je l’ai décidé ».

Etre optimiste, positif, avancer malgré les tempêtes, c’est difficile, mais ça vaut largement le coup. Comme tout ce qui vaut le coup sur cette planète, ça nécessite du travail, de la détermination et une bonne dose de confiance en soi.

Donc n’attendez plus et choisissez, c’est la première étape commune à tous les changements.

Pour vous aider dans cette démarche, je vous propose un petit exercice simple. Dans toutes les petites contrariétés du quotidien, amusez vous à détecter le côté positif de la situation. Même si ça peut paraître dérisoire.

Par exemple s’il pleut, vous pouvez vous dire que c’est bon pour les plantes ou que ceux qui font du canoë-kayak doivent être contents.

Si quelqu’un annule un rendez-vous à la dernière minute, vous verrez que vous avez du temps pour vous consacrer à une de vos occupations favorites, ou terminer quelque-chose d’important.

Je pense que vous avez compris. Dans tout acte positif il y a du négatif, et vice versa. Il suffit simplement d’ouvrir les yeux pour voir toutes les perspectives qui s’offrent à vous.

Votre avis m’intéresse à ce sujet, parce que mon point de vue n’engage que moi, évidemment. Est-ce que vous pensez que le pessimisme vous aide au quotidien ?

Jason, les yeux ouverts même dans le brouillard

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