Comment se Libérer du Regard des Autres

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Pourquoi accorde t-on tant d’importance au regard des autres ? Parfois au point que ce regard influe sur nos choix, pendant toute notre vie. C’est une question que je me pose souvent.

Plusieurs réponses possibles :

  • Le besoin d’être aimé et accepté par les autres
  • L’envie naturelle de plaire
  • La peur d’avoir honte, d’être montré du doigt et donc d’être rejeté
  • La crainte de devoir vivre et survivre seul

Et sûrement plein d’autres raisons. Mais plutôt que de nous attarder sur les causes extérieures, portons plutôt notre attention sur l’état d’esprit à développer pour se libérer du regard des autres.

Cessez d’être égoïste

Voilà quelque-chose de fondamental à comprendre : Si vous avez tendance à accorder trop d’importance au regard des autres, c’est que vous ne pensez qu’à vous.

Vous pensez réellement que vos actes et vos choix méritent autant d’attention ? Au point de penser que tout le monde vous regarde et vous juge en permanence ?

Si c’est le cas, lâchez un peu votre nombril, et commencez à vous dire que, attention ça va s’afficher en gros : TOUT LE MONDE S’EN FOUT !

Tout le monde se moque de votre style vestimentaire, de votre choix de carrière ou que vous ne mangiez que des haricots et des tomates.

C’est simple, les gens ont assez de choses à faire et à penser pour s’attarder sur vos moindres faits et gestes.

Je ne vous incite pas à faire n’importe quoi non plus, comme si les autres n’existaient pas. Mais sortez un peu du « mais qu’est-ce que les autres vont penser de moi si… ? »

Libérez-vous de tout ça et rendez-vous compte que votre appréhension vient des scénarios qui tournent dans votre tête.

Bien évidemment les gens vous jugeront, plus ou moins durement, en silence ou à voix haute. Et après ?

Est-ce que vous voulez tant dépendre des opinions extérieures, au point qu’elles vous dictent votre conduite ? Je ne pense pas.

Prenez l’exemple du Dalaï-Lama, qui parlait de la haine et la rancune qu’il aurait pu éprouver envers la Chine : « Ils m’ont déjà pris assez, alors je ne leur laisserai pas prendre mon esprit. »

Ouvrez-vous au monde qui vous entoure

Pour sortir de votre tête et être moins centré sur vous-même, tournez-vous vers l’extérieur.

Si vous laissé le temps à votre esprit de se poser 1000 questions avant d’agir ou de prendre une décision, il y a de grandes chances pour que rien ne se passe.

Lorsque vous avez peur de ce que les autres vont dire ou penser, agissez. Faites sortir votre angoisse et vos interrogations en les confrontant à la réalité.

Imaginez que vos préoccupations forment une énergie qui tourne en rond dans votre tête. La seule façon de la libérer est de passer à l’action.

Prenons un exemple concret avec le cas de Francis :

La soirée d’entreprise de Francis

Francis est à la soirée annuelle organisée par son entreprise, une agence de communication. Il a un projet ambitieux à proposer à son patron pour le département web, ce qui pourrait booster sa carrière.

Notre bon Francis ne sait pas si l’idée plaira à son supérieur. Il sait aussi que son boss n’a jamais eu le temps de lui accorder une entrevue.

Mais ce soir il est là, disponible. Avec juste assez d’alcool dans le sang pour être plus ouvert et détendu.

Il discute avec Bernard, le chef de service un peu lourd de Francis. Là, le dialogue intérieur commence :


  • « C’est le moment d’aller le voir, je n’aurais peut-être jamais plus l’occasion de le faire !
  • Non ça ne marchera jamais, il est tout le temps froid avec moi et me dit à peine bonjour, si ça se trouve il ne m’apprécie même pas.
  • Et puis c’est inapproprié de parler boulot à une soirée, il n’a pas que ça à faire et ne va pas apprécier ma démarche.
  • Je vais surement les déranger.
  • Sans parler des collègues tout autour qui vont penser que je lui cire les pompes.
  • Et puis non, mauvaise idée, j’attendrais d’être au boulot pour le voir. »

PERDU ! Francis a laissé la spirale du dialogue intérieur prendre le contrôle. Tout ça par peur du regard des autres. Espérons qu’il ne s’en voudra pas trop.

Décortiquons ce qui vient de se passer et ce que Francis aurait pu faire :

« C’est le moment d’aller le voir, je n’aurais peut-être jamais plus l’occasion de lui parler ! »

Ici l’idée jaillit dans son esprit, son instinct lui dit que c’est le moment idéal pour agir. Il lui signale une opportunité à saisir. Mais l’appréhension vient gâcher la fête :

« Non ça ne marchera jamais, il est tout le temps froid avec moi et me dit à peine bonjour. Si ça se trouve il ne m’apprécie même pas. »

Ça y est là ça commence, le doute s’installe, son imagination joue contre lui.

Premièrement : Le fait que Francis trouve son patron froid vient avant tout de son propre jugement. Il est possible qu’il soit juste concentré, préoccupé par des choses importantes, ou simplement introverti.

Deuxièmement : Francis pense d’office que son patron ne l’aime pas, alors même qu’il n’a jamais vraiment parlé avec lui, absurde. Peut-être que Francis est trop effacé et qu’il manque de chaleur. Son patron n’a pas forcément envie d’aller vers lui.

Il aurait pu aller à la rencontre des deux hommes et verbaliser son anxiété :

« Bonsoir, je vous vois discuter depuis deux minutes et je n’osais pas venir vous interrompre. J’espère que je ne vous dérange pas ».

Francis montre qu’il assume sa peur, ce qui est une preuve de courage, qui sera certainement reconnue par ses interlocuteurs. Le plus dur est fait, il a agit.

Par la suite, il peut tout simplement amorcer la discussion, selon ce qu’il voit autour de lui : la musique, le gout du champagne, l’ambiance générale etc.

De cette façon il reste connecté à son environnement, et évite de se refermer sur lui-même avec des pensées négatives.

Il peut continuer ensuite par : « Je ne voudrais pas paraître impoli Bernard mais, est-ce que je pourrais discuter avec Monsieur Lacorde ? Ça ne sera pas long.

– Bien-sûr Francis, je te l’accorde, haha ! »

Et hop la machine est lancée ! Francis a réussi à vaincre sa peur.

Je vous laisse le soin d’imaginer si le patron de Francis sera favorable à son projet. Au moins il aura essayé et n’aura rien à se reprocher !

Faites preuve d’ouverture et de compréhension

Voilà quelque chose de très simple à appliquer : Abstenez-vous de juger les autres si vous voulez que l’on ne vous juge pas :

  • « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse »
  • Ou comme disait Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde. »

Faites preuve d’ouverture d’esprit envers les personnes qui ont un style de vie, ou une apparence différente de la vôtre. Une phrase que je me rappelle quand j’ai tendance à juger ou à me sentir supérieur : Vivre et laissez vivre.

Attention ! Je ne vous incite pas à être passif et à laisser faire tout et n’importe quoi. Il y a des moments où il faut agir ou critiquer un comportement nuisible.

Cependant ce sont des cas marginaux, et bien souvent, on se préoccupe beaucoup trop de ce que font les autres.

Si vous autorisez les autres à être comme ils sont, même si vous n’approuvez pas, vous vous autoriserez vous-même à être comme vous êtes, et à agir selon vos désirs.

Comprenez que les gens n’ont pas le même vécu, la même éducation, les mêmes valeurs ou la même chance que vous.

Rappelez-vous que tant que vous n’êtes pas parfait, vous n’avez aucun droit de l’exiger d’autrui.

J’aimerais vous partager deux événements de ma vie personnelle survenus récemment :

Le passant

Il était 6h du matin. Je descendais la rue pour aller courir au parc, quand un homme m’interpella :

 « hé toi l’handicapé là ! »

J’étais surpris. Il était visiblement encore bourré de la veille, en train de tituber. Sur la défensive, je réponds :

« Oui quoi ?!

– Tu vas où comme ça tout seul ?

– Faire un peu d’exercice. »

Il me regarde en silence, avec un regard désapprobateur.

« pffff… Faites attention à vous !

– Oui pas de problème vous aussi ! »

Plutôt que de me dire que le mec était une loque, pour être bourré à 6h du matin, je me suis rappelé que j’ai déjà été dans des états pires que le sien à cause de l’alcool. D’ailleurs je n’en suis pas spécialement fier.

J’aurais pu me plaindre en me disant qu’il me prenait de haut parce que j’étais en fauteuil etc. Mais j’ai décidé de penser qu’il exprimait simplement une pensée maladroitement, comme il le pouvait sur le moment.

La dame de l’ascenseur

Devant l’ascenseur de mon immeuble, j’attends que les portes s’ouvrent, une dame est déjà à l’intérieur. Je lui communique en souriant :

« Bonjour ! » Pas de réponse, peut-être qu’elle est sourde.

Elle est face à moi, à 50 cm. Je la regarde en souriant discrètement, elle me fixe, imperturbable. Je range mon sourire pour plus tard mais elle continue de me fixer, l’air crispé. On arrive à destination mais je ne me démonte pas :

« Bonne journée ! » Le début de la moitié d’un quart de rictus, mais toujours pas de réponse, alors qu’on est toujours face à face.

J’ouvre et je tiens la porte à cette charmante dame, quand elle me renvoie un « merci ! », faussement enjoué. Ah, tout de même !

Suite à cet échange, j’aurais pu me dire qu’elle avait un problème avec moi, que c’était une conne malpolie. Solution de facilité.

Je me suis plutôt dit qu’elle ne devait pas être très épanouie ou en tout cas pas très à l’aise en société, et que c’était triste pour elle.

Plutôt que de me focaliser sur mon ego, je me suis fixé sur le sien. J’ai donc pu en rire au lieu de me mettre en colère.

De la même façon, vous pouvez choisir votre façon de voir les choses : la bonne ou la moins bonne.

Cela n’évite pas forcément les jugements et les critiques, mais croyez-moi, on n’y est bien moins sensibles. On se sent léger.

Conclusion : Autorisez-vous à ne pas être parfait

Vous ne serez jamais excellent partout, vous n’aurez jamais la réponse à toutes les questions. Tout ce poids inutile vous empêche d’être réellement vous-même.

Personne ne vous demande d’être parfait, et si quelqu’un vous critique ou vous juge injustement, laissez passer autant que faire se peut.

Rappelez-vous simplement que bien souvent, ce n’est pas vous que l’on critique, mais seulement l’image que vous renvoyez. Certaines critiques peuvent justement être bénéfiques pour vous améliorer, apprenez à les déceler.

J’aimerais terminer en vous transmettant ceci : Vivre sa vie en accordant une place minimale au jugement des autres, c’est vivre libre.

Qu’est-ce que vous n’osez pas faire par peur d’être jugé ? Vous avez des techniques pour vous affranchir du regard des autres ?

Jason, l’homme avec des peurs et des reproches.

 

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