Avoir un Esprit Ardent dans un Corps en Pleine Santé

par 2

corps-et-esprit

Mens sana in corpore sano, un esprit sain dans un corps sain, vous connaissez l’expression ? C’est dans cet esprit que je souhaite partager avec vous ma vision du lien entre le corps et l’esprit. Plus d’excuse pour ne pas être en forme !

Le corps au service de l’esprit

Votre corps peut vous aider à avoir un esprit vif, les idées claires et un moral à toute épreuve.

Prenons l’exemple du sport :

Un matin, tôt, je venais de me lever mais je n’avais pas d’énergie et le moral au plus bas. J’avais toutes sortes d’idées négatives en tête, je me projetais dans un futur déprimant.

En clair ça n’allait vraiment pas, mais je décidais quand même de me lever et de faire mes exercices habituels, issus du Miracle Morning.

Rien de concluant sur les 5 des 6 exercices, le cœur n’y était décidément pas. Mais, il me restait une carte à jouer, le sport !

Bien décidé à aller au bout, j’ai cherché une petite playlist de musiques motivantes sur Youtube et bingo ! Je me jetais au sol pour des séries de pompes acharnées. Au bout de la première série seulement le moral était revenu.

Mon corps adorait l’effort et me le rendait bien, j’avais une pêche d’enfer, prêt à attaquer la journée ! Mes pensées négatives étaient restées loin derrière, impossible de me suivre à ce rythme.

L’effet inverse peut se produire facilement. Quand on dort trop ou pas assez par exemple, il nous arrive d’être irritable, de ne rien vouloir faire ou en tous cas de n’y mettre aucune volonté.

C’est personnellement ce qui m’a poussé à changer mes habitudes et à me lever plus tôt, au lieu de rester au lit jusqu’à la moitié de la journée.

Ma journée n’avait pas commencé qu’elle était déjà à moitié terminée.

Aller encore un autre exemple, la cigarette ou autre addiction. Quand on est en manque de quelque chose, que notre corps réclame, tout notre esprit est encombré.

Obsédé par la chose qui nous manque. Que ce soit la clope, la bouffe ou autre chose c’est pareil, on ne pense qu’à ça et on se sent mal, dans notre peau et dans notre tête.

Utiliser sa respiration pour un esprit apaisé

C’est un outil central à notre équilibre, que l’on néglige trop souvent.

Quand vous vous sentez sous pression, que votre corps est crispé et que votre cœur s’emballe, la solution la plus simple et la plus efficace est de respirer.

Ne s’arrêter rien que 2 petites secondes pour prendre le temps de respirer profondément et prendre conscience de votre respiration. De cette manière, vous verrez votre tension redescendre instantanément.

Le temps ralentit et vous avez de la place pour réfléchir et agir en conséquence dans les situations de crises.

Votre façon de vous tenir détermine votre niveau d’énergie, quelle que soit la situation à laquelle vous faites face. Comme pour la respiration, prenez conscience de votre posture.

Redressez-vous, les épaules en arrière, le dos bien droit, soyez fier ! C’est ce que j’appelle le mode siège. La position du rempart, celle qui vous permet de résister à toutes les intempéries et à rester debout.

Croyez-moi vous serez bien plus enclin à relever les défis qui vous attendent. Examen, réunion, entretien d’embauche, effort physique… Ou toutes autres situations où vous douterez de votre réussite.

Donc, dès que vous commencez à douter ou à perdre votre puissance, activez le mode siège et tenez la baraque !

L’esprit au service du corps

Voilà pour vous une petite démonstration simple des effets de votre esprit (vos pensées) sur le corps :

Imaginez que vous avez un citron entre les mains, vous le coupez en deux, puis vous décidez de le croquer à pleines dents, inconscient que vous êtes !

Alors ? Vous avez remarqué que vous salivez, et que votre palais a réagi ?

Voilà un des effets de l’esprit sur le corps. Imaginez tout ce qu’il est possible de faire avec un outil aussi puissant si on l’utilise correctement. Moi je trouve ça fou, pas vous ?

Le champion gagne d’abord dans son esprit

Pour reprendre l’exemple du sport, les plus grands athlètes vous le diront sans exception : ils voient d’abord la victoire dans leur tête, avant que tout le monde puisse en profiter réellement.

Ils se préparent évidemment physiquement à l’épreuve qui les attendent, des années parfois avant de concrétiser leurs efforts. Mais chacun vous dira que le physique n’est rien sans le mental qui va avec.

 Le mental, c’est la croyance infaillible qu’ils vont se dépasser et soulever le trophée de la victoire. Ils croient dur comme fer qu’ils ont les capacités pour gagner.

Certains visualisent intensément chaque détail d’exécution dans leur tête, de sorte que rien ne soit laissé au hasard. Ils se servent de leur imagination pour qu’elle soit au service de leur réussite.

Du moins, ils empêchent leurs pensées négatives de prendre le contrôle. En ce moment, je suis en train de lire la bio de Mickael Jordan, ça me fait penser à une de ses citations :

« Je n’ai jamais pensé aux conséquences de rater un shoot important. Quand vous pensez aux conséquences vous pensez toujours à un résultat négatif. »

En bref, pour mobiliser toutes vos ressources, soyez d’abord conscient des pensées qui viennent à vous, et faites le tri nécessaire pour qu’elles boostent votre énergie, au lieu de la saper.

La pensée orientée est bonne (ou mauvaise) pour la santé

J’utilise volontairement l’expression de pensée orientée et non positive. La raison est simple, c’est que votre corps comme votre esprit peuvent tout aussi bien s’influer positivement ou négativement l’un et l’autre.

Les deux entités sont liées, et se répondent continuellement. C’est particulièrement vrai dans le domaine de la santé. Quand vous êtes malade, souffrant, le moral est rarement au rendez-vous. C’est une sorte d’effet boule de neige.

Je vais une fois de plus prendre un exemple personnel.

Je me suis fait opérer du dos pour une scoliose, juste avant mon entrée en première année de droit, pendant les vacances d’été.

Les premiers jours d’hôpitaux ont été difficiles, principalement parce-que j’étais sous morphine 24h sur 24, à rester au lit sans bouger, avec tout l’équipement bien glauque, je vous épargne les détails.

Quand je suis sorti de ma léthargie, 3 ou 4 jours plus tard, j’étais toujours à l’hôpital, mais je pouvais commencer ma rééducation. Je ne pensais qu’à une chose :

Me remettre sur pieds le plus vite possible pour affronter la nouvelle année qui m’attendais, et qui s’annonçait difficile.

Malgré mes douleurs, ma condition physique proche du ver de terre et mes baisses de moral ponctuelles,  je me répétais continuellement que je guérirais rapidement, et que je serai totalement autonome d’ici septembre.

Ça ne s’est pas fait sans peine, et je peux presque ressentir la douleur que j’ai connu il y a 6 ans, pendant que j’écris ces lignes. (La puissance de l’esprit sur le corps je vous dit !)

Je bougeais, le plus possible. Je sortais de mon lit et rejoignais mon fauteuil contre l’avis des infirmières, parce que je n’étais pas prêt disaient-elles.

Certains d’entre vous ont peut-être connu la joie de passé sa journée clouée au lit. Moi ce n’était décidemment pas mon truc. J’avais besoin de retrouver « ma vie d’avant » au plus vite.

C’est ce qui me motivais encore plus à améliorer rapidement mon état. Je pense que vous auriez fait pareil à ma place.

J’avais branché mon cerveau, mon esprit et mes pensées sur le mode « je peux le faire », et je l’ai fait. Je progressais rapidement, selon ma kiné de l’époque, plus vite qu’elle ne le pensait, ce qui m’a redonné encore plus d’énergie.

Mon corps n’était pas au top, c’est peu de le dire, mais ma tête était là pour l’aider. J’ai gardé cet état d’esprit pendant les 2 mois de rééducation précédant la rentrée, et j’ai continué à progresser les mois suivants, en demandant le moins d’aide possible.

J’avais un objectif précis en tête, retrouver mon autonomie d’avant, sans cette volonté forte et orientée, je n’aurais sans doute pas réussi.

Je n’ai aucune preuve formelle à vous donner, je crois juste profondément que sans ces efforts mentaux, je ne m’en serais pas remis aussi vite.

L’inverse est tout aussi valable, si j’avais abandonné dans ma tête, en me disant que je ne pourrais jamais être prêt en deux mois, je ne l’aurais pas été.

Je pense que mon exemple peut s’appliquer dans toutes les situations de santé difficiles, je suis d’ailleurs loin d’être le meilleur exemple.

Des tas de gens se remettent d’un accident, d’une opération, ou sont capables de faire face à une maladie, parce que leur esprit, leur mental, est orienté positivement.

Evidemment, toute cette puissance mentale n’est possible que si on est bien entouré, avec des proches qui nous aident à nous relever. Sans ce soutien c’est tout de suite bien plus difficile. Quelle que soit l’épreuve que l’on peut rencontrer. Je referme la parenthèse de ma vie passionnante ici.

Il existe bien d’autres liens entre le corps et l’esprit, comme l’effet de notre nourriture sur notre corps et donc sur notre esprit, le cerveau plus précisément, mais j’y reviendrais peut-être plus tard.

Soyez le commandant des troupes, et gagnez toutes les batailles

On continue avec les métaphores militaires, oui je les aiment bien. Dans la pratique, faites comme si votre cerveau (vous) était le général à la tête d’une armée (votre corps) et que vous contrôlez chaque régiments (chaque parties) avec autorité. C’est vous le chef des opérations, faites-vous respecter !

Chaque fois que vous sentez que le contrôle de votre corps vous échappe, par la colère, le doute, ou toutes autres pensées négatives, rappelez vos troupes à l’ordre. Reprenez le contrôle !

De l’autre côté pour le corps, prenez soin de vos soldats, ils sont là pour vous assister dans vos batailles quotidiennes. Si vous les négligez, ils ne seront pas opérationnels pour mener à bien leurs missions. Respectez vos troupes, elles vont respecterons et vous obéirons en retour. Je pense que vous avez saisi l’idée.

En résumé 

Pour un esprit ardent :

  • Orienter le cap de ses pensées positivement, en toute circonstance.
  • Utiliser son esprit consciemment pour une meilleure maîtrise de soi.
  • Prendre le temps de ralentir le rythme et d’observer ce qui se passe en soi.

Pour un corps en pleine santé :

  • Faire du sport, bouger régulièrement.
  • Faire attention à son alimentation : « Prenez soin de votre estomac pendant 20 ans, il prendra soin de vous les 20 années suivantes. »
  • Ecouter son corps, forcer quand il faut mais relâcher la pression au bon moment pour reprendre des forces.

Si vous intégrez et retenez que le corps agit sur l’esprit et que l’esprit agit sur le corps, en bien comme en mal, vous mobiliserez au mieux vos ressources le moment où vous en aurez besoin. Faites en sortes de ne négliger aucun des deux, et votre vie sera bien plus équilibrée.

 Vous avez des techniques particulières pour booster votre énergie ? Quel domaine vous parait le plus important à travailler, l’esprit ou le corps ?

Jason, pour vous servir.

 

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Laisser un commentaire

wpDiscuz

10 Partages
Partagez10
Tweetez
Aller à la barre d’outils